Aix-en-Provence présente un profil de plomberie bien à part en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Avec ses quelque 145 000 habitants, son cœur historique, classé en secteur sauvegardé, concentre des hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles dont les réseaux d'eau ont souvent été repris par couches successives : canalisations en plomb ou en acier galvanisé vieillissant, gaines encastrées dans des murs épais, accès délicats. Toute intervention touchant une façade y est soumise à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF), ce qui peut concerner l'évacuation des eaux pluviales, un passage de tuyauterie apparent ou une descente extérieure. Les ruelles étroites de la vieille ville compliquent par ailleurs le stationnement et l'acheminement du matériel, d'où un léger surcoût d'accès justifié, sans rapport avec une quelconque majoration francilienne.
L'eau d'Aix est dure : le calcaire s'accumule dans les chauffe-eau, les robinetteries et les échangeurs, réduit le débit, fait grimper la facture d'énergie et abrège la durée de vie des appareils. Un entretien régulier du chauffe-eau (détartrage, contrôle du groupe de sécurité, vérification de l'anode) devient ici une vraie nécessité, pas une option, sous peine de voir l'appareil s'user prématurément.
Le climat méditerranéen ajoute sa part : les étés chauds dopent la demande en eau et en confort thermique, tandis que le mistral et les épisodes pluvieux sollicitent les évacuations extérieures et les descentes d'eaux pluviales. Beaucoup de logements aixois sont en copropriété : il faut alors distinguer la colonne montante, partie commune relevant du syndic, des installations privatives à la charge de l'occupant — une distinction décisive en cas de fuite ou de dégât des eaux. Enfin, le débouchage reste une demande fréquente dans un bâti ancien dense où les réseaux d'évacuation, étroits et anciens, s'entartrent et se bouchent plus vite qu'ailleurs.