Le bâti perpignanais se lit en trois couches. Le centre ancien — Saint-Jean, Saint-Mathieu, La Réal, autour du Castillet et de la Loge de Mer — aligne des immeubles en galets roulés, brique et terre cuite, avec des portes massives et des menuiseries souvent anciennes. Comme ce secteur est en périmètre de protection des Monuments Historiques, le remplacement d'une porte d'entrée d'immeuble ou d'une menuiserie visible depuis la rue peut exiger l'accord de l'Architecte des Bâtiments de France. Cette contrainte ne concerne que l'aspect extérieur : une intervention de serrurerie purement intérieure (cylindre, serrure de palier, ouverture de porte) n'y est jamais soumise. Autour s'étendent de nombreuses copropriétés, puis une couronne pavillonnaire récente où dominent maisons individuelles et portes de garage à sécuriser.
La tramontane est le vrai différenciateur local. En sollicitant sans relâche portes, gâches et joints, elle provoque des claquements répétés, des infiltrations d'air et de poussière qui usent prématurément les cylindres, et des portes qui finissent par jouer dans leur cadre. D'où l'intérêt de serrures robustes, de gâches bien réglées et de joints entretenus. Le climat méditerranéen — étés très chauds et secs, hivers doux, air sec contrairement aux villes océaniques — épargne les serrures de l'humidité, mais les embruns portés par le vent accélèrent la corrosion des quincailleries extérieures près du littoral. L'eau de Perpignan, point souvent mal compris, est seulement moyennement dure et variable selon les secteurs (plus douce sur les captages profonds de la nappe du Pliocène) : elle n'affecte pas la serrurerie. Les Pyrénées-Orientales sont en zone de sismicité 3 (modérée). Côté résidences secondaires, les logements vacants hors saison restent une cible privilégiée des cambrioleurs : la sécurisation en l'absence des occupants est une demande forte localement.