À Montpellier, l'électricité se lit d'abord dans le bâti. L'Écusson, cœur médiéval classé, concentre des immeubles anciens dont les installations électriques datent souvent de plusieurs décennies : tableaux à fusibles, absence de conducteur de terre, sections de câbles sous-dimensionnées. C'est typiquement ce qui déclenche un projet de mise aux normes NF C 15-100 lors d'un achat ou d'une location. Particularité locale qui pèse sur les délais et le prix : les ruelles étroites de l'Écusson rendent l'accès difficile (stationnement, portage de matériel, parfois autorisation de voirie), et toute intervention touchant une façade peut relever de l'avis des Architectes des Bâtiments de France (ABF) compte tenu du caractère patrimonial du secteur. Un bon électricien montpelliérain anticipe ces contraintes dès le devis.
Deuxième réalité : l'eau calcaire de la région. Le tartre s'attaque aux résistances des chauffe-eau électriques et des appareils raccordés, ce qui use prématurément les éléments chauffants et provoque des appels de courant anormaux — à surveiller sur un tableau ancien. Troisième réalité : le climat. Les étés méditerranéens chauds et secs ont fait de la climatisation un équipement courant, dont le raccordement électrique doit être dimensionné (ligne dédiée, protection adaptée) pour ne pas surcharger une installation conçue pour d'autres usages. À l'automne, les pluies intenses augmentent le risque d'humidité dans les locaux mal ventilés, et humidité plus électricité ancienne forment un duo dangereux (corrosion, défauts d'isolement).
En copropriété, enfin, un point souvent mal compris : les colonnes électriques communes qui desservent les logements relèvent des parties communes et donc du collectif, pas de l'occupant. Avant d'engager des travaux dans un appartement de l'Écusson ou des faubourgs, on distingue toujours ce qui est privatif de ce qui dépend du syndic.